Abiola et la plante magique

Abiola et la plante magique de Iman Eyitayo

Iman Eyitayo est une hyperactive passionnée d’écriture et de lecture. Très dynamique, elle est à la fois écrivain, booktubeuse, traductrice et éditrice. Elle connaît un succès grandissant grâce à Cœur de flammes, sa saga fantastique en plusieurs tomes. Iman Eyitayo est également l’auteur de ce très bel ouvrage pour enfants intitulé Abiola et la plante magique, joliment illustré par la dessinatrice réunionnaise Mégane Cuvellier.

L’histoire se déroule au Bénin, pays situé en Afrique de l’ouest dont est originaire Iman. Pour Abiola et ses deux meilleurs amis Hui Lin et Francis, c’est enfin le début des grandes vacances scolaires. Pourtant la joie n’est pas au rendez-vous pour Abiola ; sa grand-mère dont elle est très proche est malheureusement très malade. Nos trois héros vont partir à la recherche de la plante magique qui pourra la guérir. Ils devront notamment affronter les fameux zangbétô qui sont les gardiens de la nuit dans les rues de Porto-Novo.

Cette histoire fait voyager ses lecteurs au Bénin et leur fait découvrir sa culture si riche en mystères. D’autre part, l’amitié qui lie ces trois enfants très différents est vraiment très inspirante. « Leurs différences ne les séparaient pas bien au contraire. Ils apprenaient toujours les uns des autres et étaient amis pour la vie tout simplement ». En effet les trois enfants tout en restant fidèles à leur culture sont ouverts à celles de leurs camarades. Ce trio international béninois, chinois et français nous apprend qu’être soi-même ce n’est pas être contre les autres.

En attendant de découvrir les prochaines aventures de nos trois héros, je vous invite à plonger dans cette belle aventure qui séduira aussi bien les petits enfants que les grands!

Editions Plumes Solidaires, 2016

L’anniversaire de la princesse Arabella

L’anniversaire de la princesse Arabella de Mylo Freeman

Mylo Freeman est une artiste afro hollandaise formée par les Beaux arts. Elle a d’abord travaillé dans la publicité avant de se lancer dans la littérature jeunesse en tant qu’auteure et illustratrice.

La princesse Arabella est l’héroïne récurrente de plusieurs de ses albums pour enfants. Dans ce livre, la petite princesse fête son anniversaire et en digne enfant gâtée qu’elle est, Arabella exige de ses parents, le roi et la reine, un cadeau exceptionnel et très vivant. Elle s’en trouvera bien attrapée!

Cette histoire magnifiquement bien illustrée plaira à tous les enfants à partir de trois ans. Ce texte contient aussi une chute philosophique faisant de cet album un bon outil pour accompagner la petite enfance. En effet lire est aussi indispensable pour les enfants que rire, et certaines histoires leur permettent véritablement de grandir.

Je vous invite à vous plonger avec vos petits dans cette histoire savoureuse pleine d’humour, en espérant que d’autres titres de cette formidable auteure et illustratrice soient bientôt traduits en français.

Editions Oskar jeunesse, 2009

Mwanana

Mwanana La petite fille qui parlait aux animaux de Liss Kihindou

Liss Kihindou est une femme de culture possédant plusieurs casquettes ; elle est à la fois enseignante, écrivain, journaliste et critique littéraire. Son action a pour fil conducteur la promotion de la littérature africaine en général et la promotion de la littérature de son cher Congo en particulier.

Ce livre pour enfant est un merveilleux présent que l’auteur congolaise nous fait ; cette œuvre ayant toutes les qualités pour devenir un classique de la littérature jeunesse africaine.

L’histoire se déroule en des temps immémoriaux à Kiyengué, un village situé dans l’actuel Congo Brazaville, elle nous relate le quotidien de nos ancêtres africains agriculteurs. Mwanana, une petite fille de sept ans, comprend le langage des animaux et grâce à cette précieuse faculté, elle réunit deux mondes: celui des animaux et celui des humains. Mwanana est l’interprète officielle des demandes d’aides et de  secours des uns et des autres et grâce à elle tous vivent en harmonie. Toutefois un incident viendra détruire cet ordre ancien.

Ce récit très imagé réalise un savant mélange entre le conte traditionnel africain et la fable. Il est riche d’enseignements pouvant servir aussi bien aux enfants qu’aux adultes d’aujourd’hui.

Un des traits marquants de ce texte est qu’il est remarquablement bien écrit. Nous sentons l’exigence de l’auteur à fournir un texte de qualité littéraire équivalente à celle d’un texte adressé aux adultes. Le résultat est que cette histoire séduira autant les enfants que leurs parents.

Recommandé en lecture seule aux enfants âgés de huit ans au moins, j’ai expérimenté la lecture de ce livre à un enfant de quatre ans qui l’a beaucoup apprécié. C’est incontestablement une bonne idée de cadeau pour les fêtes !

mwanana

L’Harmattan Jeunesse, 2016

Gény petit ange sorcier du Bénin

Gény petit ange sorcier du Bénin de Eugénie Dossa-Quénum

Eugénie Dossa-Quénum est une femme dont le parcours est digne d’inspirer de très nombreuses personnes de part le monde, à commencer par les petites filles de son pays d’origine le Bénin. Ingénieur en biotechnologie et biologiste, chercheur indépendante en sciences politiques et sociales et conférencière aux Nations Unies, elle est également écrivain depuis 2010 et éditrice en France et au Bénin depuis 2015.

Son premier livre intitulé Gény petit ange sorcier du Bénin est un récit largement autobiographique dans lequel l’auteur fait revivre la petite fille qu’elle était et qui rêvait d’aller à l’école. Tant d’obstacles dressés entre Gény et son rêve qui seront franchis un à un grâce à sa détermination, sa force de caractère et le soutien indéfectible de sa maman. Ce récit est si bien mené qu’il embarque immédiatement le lecteur et c’est la gorge nouée, que celui-ci vit les péripéties traversées par la petite héroïne jusqu’au dénouement.

Cet ouvrage permet également de conscientiser les jeunes lecteurs et les moins jeunes sur plusieurs questions. Tout d’abord, c’est un véritable plaidoyer en faveur de la scolarisation des petites filles au Bénin. Aujourd’hui encore elle demeure un défi important pour l’Etat et tous ses partenaires. Il y a beaucoup à faire pour favoriser l’accès et le maintien des filles à l’école, comme par exemple l’installation de commodités adaptées dont il a été prouvé qu’elle a un impact considérable. Une lutte acharnée doit être menée contre le harcèlement sexuel en milieu scolaire.

Les personnages mis en scène par l’auteur vivent certaines situations qui relèvent de problématiques sociétales dont nous n’entendons que trop peu parler, alors qu’elles devraient faire débat dans nos sociétés civiles.

Un autre point important est la place de nos langues nationales. Il n’est pas rare de trouver un Béninois qui comme notre Gény, comprend et parle jusqu’à cinq langues africaines et cela n’est absolument pas valorisé. Peut-on ainsi envisager que les Africains étudient un jour dans leur langue d’origine ? Peu importe la langue nationale choisie, elle sera toujours plus accessible au plus grand nombre que la langue du colon qui retrouverait alors, sa juste place de langue étrangère.

Il s’agit également du travail des enfants et de la monoparentalité. Le parent en grandes difficultés matérielles peut prendre la décision du placement d’un ou de plusieurs de ses enfants chez un parent plus aisé qui le ou les recueillera au nom de la solidarité familiale. Bien trop souvent ce placement devient un véritable enfer pour cet enfant devenu vidomegon ; domestiqué et maltraité par son tuteur malveillant.

Finalement, ce récit est porteur de beaucoup d’espoir et il nous fait éprouver beaucoup de tendresse pour Gény mais également pour sa merveilleuse maman  qu’elle nous décrit ainsi : « une femme possédant une intelligence du cœur et une forte personnalité » ; « d’une éternelle bonne humeur prenant toujours la vie du bon côté ». « Elle nous avait élevés avec beaucoup d’affection alors qu’elle-même n’en avait pas reçue. »

Cet ouvrage pourra être lu par tous les enfants âgés de dix ans et plus. Bonne lecture à tous !

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Editions de Broca, 2010

 

 

 

 

Les Saï-Saï et le secret du marché

Les Saï-Saï et le secret du marché de Kidi Bebey

« Epaule contre épaule et main dans la main, nous sommes les Saï-Saï et tout ira bien  » !

La littérature de jeunesse a mis près de cent ans pour trouver ses lettres de noblesse et longtemps les récits n’ont proposé que des figures d’enfants. Tous ceux qui ont commencé à lire très jeune en France se souviennent forcément de ces romans dont les héros étaient de jeunes adolescents. Le pouvoir d’identification était puissant avec ces jeunes héros qui évoluaient dans le même monde que les adultes tout en étant plus attentifs, plus intelligents et surtout plus courageux que ces derniers ! C’est le cas de notre petit groupe des Saï-Saï : quatre camarades dont deux garçons Chaka et Barou et deux filles Jolie et Lala.

Ces héros de la littérature jeunesse afro ont été imaginés par la plume de l’auteure franco-camerounaise Kidi Bebey et leur nom Saï-Saï signifie « petits bandits » en wolof. Enfin les jeunes africains ont des héros qui leur ressemblent et qui évoluent dans un univers qu’ils connaissent !

Kidi Bebey nous donne à lire toute une série de cinq romans d’aventures mettant en scène les Saï-Saï; il va de soi que vos enfants auront envie de  les collectionner.

Dans cet opus intitulé Les Saï-Saï et le secret du marché ; Jolie et Lala se rendent au Grand Marché car le groupe d’amis recherche un vêtement qu’ils pourraient porter tous les quatre. Sur place, elles rencontrent Maa Naafé l’une des personnalités les plus célèbres du lieu. C’est une vendeuse de beaux tissus qui servent à confectionner des pagnes ou d’autres vêtements. Le marché africain est ce lieu hétéroclite où des marchands femmes et hommes vendent de tout, où surtout il est possible de négocier comme bon nous semble, et où notre prix finit par être celui de la marchande ou du marchand ! Soudain un groupe d’hommes encerclent le marché et tout le monde est évacué. Que s’est-il donc passé ? Qui sont ces hommes ? Où est passée Maa Naafé ? Pourquoi le marché a-t-il été pris d’assaut avec autant de violence ? Les Saï-Saï vont mener leur enquête au grand dam du commissaire Makoma qui retrouve encore la petite bande en travers de son chemin.

Vous verrez que les enfants sont capables de dépasser leurs peurs, que l’injustice leur est insupportable ! Ils rappellent aux adultes que certaines valeurs doivent impérativement être défendues. Ce récit haletant régalera vos enfants à partir de 8 ans.

Bonne lecture !

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Editions Edicef, 2012

Case mensonge

Case Mensonge de Gisèle Pineau

Chronique jeunesse proposée par l’écrivain et chroniqueuse littéraire Edna Merey Apinda

La littérature guadeloupéenne peut se targuer de compter dans ses rangs une brillante ambassadrice en la personne de Gisèle Pineau. Cette auteure nous gratifie d’une bibliographie riche et variée, comprenant des romans, des récits, des nouvelles et des romans pour la jeunesse. Elle a d’ailleurs reçu de nombreux prix et distinctions littéraires.

Son livre Case mensonge est un roman pour adolescents, accessible dès l’âge de douze ans. C’est une histoire qui commence tout doucement et dont l’intrigue est bien menée.

Ce roman nous invite à voyager dans la vie de Djinala, une jeune fille de douze ans qui vit avec sa petite famille dans un bidonville baptisé « Quartier Roucou », à Basse Terre, en Guadeloupe. Elle est la petite dernière. Sa grande sœur Laurence est apprentie coiffeuse tandis que son grand frère Steeve est apprenti mécanicien. La maman, une femme au tempérament fort et battant, se prénomme Camille. Djinala l’appelle affectueusement Manman. La famille vit dans un certain dénuement, dans ce bidonville dans lequel toutes les familles se ressemblent et partagent misère et bonne humeur. Les cases dans lesquelles vit tout ce monde, sont brinquebalantes et doivent leur survie à la providence. Il y a de la musique, il y a des peines, le chômage, la pauvreté. Mais par-dessus tout pour Djinala, il y a l’amitié qui la lie à Mildred. Leurs deux mamans sont également amies.

Tous espèrent un avenir meilleur dans le nouveau lotissement que construit la mairie. Camille, la maman de Djinila rêve de s’installer avec sa petite dans ce fameux lotissement. Si elle l’obtient, elles y habiteront toutes les deux car Laurence doit s’envoler avec son fiancé pour la France (la Métropole) et Steeve rejoindra son oncle en Martinique, pour faire un BEP de mécanicien. Manman en est sûr et elle croise les doigts ; bientôt elles quitteront « Quartier Roucou » pour habiter dans le nouveau lotissement. Cet espoir est partagé lui aussi par Olga, la maman de Mildred, qui a une nombreuse progéniture et un époux qui est un incapable, un bon à rien.

Le Carnaval arrive et réunit tout le monde dans le groupe Nèg Mawon. Steeve  est à l’honneur car il détient la lourde charge de bidouiller la carcasse qui sert de voiture à la reine du carnaval du « Quartier Roucou ». Puis arrive le grand moment tant attendu : les lettres de la mairie attribuant les logements atterrissent chez certains alors que d’autres ne sont pas dans le lot. Alors, c’est le drame… Secrets et mensonges sont dévoilés.

Dans ce beau roman, sobre, touchant, poignant, Gisèle Pineau nous conte habilement les rêves, les tensions, les jalousies qui se transforment en haine, mais aussi la résilience. Nous découvrons une autre facette de la Guadeloupe, loin de toute image de carte postale. C’est un récit qui permet aux jeunes, le temps d’une lecture, de vivre certaines réalités.

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Bayard Jeunesse, 2001

 

 

 

L’ Histoire de l’Afrique et de sa diaspora

L’ Histoire de l’Afrique et de sa diaspora de Jahlyssa Sekmet

La prochaine génération d’Africains et d’Afro-descendants sera instruite et consciente ! Jahlyssa Sekmet avec son ouvrage intitulé L’Histoire de l’Afrique et de sa diaspora y aura largement contribué.

La connaissance de l’Histoire étant un préalable indispensable à la Renaissance africaine que nous appelons de tous nos vœux, de valeureux auteurs tels que Cheikh Anta Diop, Mbog Bassong, Omotunde Niouserê Kalala, Sylvia Serbin se sont engagés dans cette révolution culturelle. De nombreux ouvrages permettent à chacun de combler ses lacunes, ce qui fait dire au trublion Abbé Guillaume que « l’analphabète du vingt-et-unième siècle n’est pas celui qui ne sait ni lire ni écrire mais celui qui refuse d’apprendre ou de réapprendre son histoire. »

Nous savons désormais que les manuels scolaires passent sous silence de grands pans de l’Histoire impliquant les Africains et les Afro-descendants. Plus grave encore l‘école et les médias font croire à nos jeunes que l’Histoire de l’Afrique a commencé et s’est arrêtée avec la mise en esclavage de ses populations. De plus, le jeune africain ou afro-descendant grandit souvent sans connaître un héros africain auquel s’identifier, il finit souvent par se détester et par détester ses semblables.

Grâce à Jahlyssa Sekmet, l’Histoire est à la portée des enfants et des adolescents. Cette enseignante, passionnée d’histoire et de géopolitique s’est appuyée sur des documents historiques et des thèses d’historiens africains et afro-descendants pour réaliser ce travail colossal.

Ce manuel a pour vocation de devenir la référence pour l’enseignement de l’Histoire dans les écoles d’Afrique, des Antilles et du monde. Il retrace l’Histoire de l’Afrique et de sa diaspora dans sa continuité historique de la Préhistoire à nos jours. De nombreuses images, photographies, cartes et frises l’illustrent à merveille et rendent sa lecture attractive et interactive. Cet ouvrage a incontestablement sa place dans chacun de nos foyers.

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Conscious Education Editions, 2015

Akissi

Akissi de Marguerite Abouet et Mathieu Sapin

Il y a quelques années l’ivoirienne Marguerite Abouet avait créé la surprise en portant à la connaissance  des lecteurs français les aventures de  la jeune Awa, originaire de Yopougon un quartier populaire d’Abidjan en Côte d’Ivoire. Par le biais de la bande dessinée Aya de Yopougon, s’ouvrait à nous un univers africain truculent.

Marguerite Abouet et son complice l’illustrateur Mathieu Sapin réitèrent l’exploit avec Akissi qui relate les aventures de l’homonyme de l’adorable petite sœur d’Aya. Vos enfants et vous-même rirez à gorges déployées aux facéties de la petite fille espiègle. Son papa, sa maman, sa grande sœur Victorine et son grand frère Fofana composent cette joyeuse famille ivoirienne. Avec ce dernier les disputes sont nombreuses mais elles sont souvent sans gravité car le moins que nous puissions dire c’est que notre Akissi n’est pas rancunière !

Le premier tome de cette bande dessinée est intitulé Attaque de chats, il rassemble plusieurs épisodes des aventures d’Akissi.  Dans le premier épisode, Akissi doit apporter à une amie de sa maman, appelée chez nous une « tantie », du poisson frais. Elle ne sait pas où habite la dame en question mais peu importe, nous sommes en Afrique, il se trouvera toujours quelqu’un pour lui indiquer au mieux le chemin.  Sur la route, Akissi est confrontée à un chat attiré par le poisson frais : course poursuite et bagarre sont de la partie.  Le ton est donné : Akissi n’est pas du genre à s’en laisser compter !

Vous aurez beaucoup de plaisir à découvrir le monde de la petite Akissi et de ses amis. Il existe déjà plusieurs tomes de cette bande dessinée que vous aurez incontestablement envie de collectionner. Laissez-vous bercer par le français d’Abidjan parlé par tout ce beau monde. Force est de constater que la joie et l’intelligence sont le propre de ces enfants chafouins.

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Editions Gallimard Jeunesse, 2010

 

On a volé la coupe d’Afrique

On a volé la coupe d’Afrique de Doumbi Fakoly

L’écrivain malien Doumbi Fakoly, est une figure incontournable du panafricanisme. Il se décrit lui-même comme « un citoyen du monde noir par devoir de combat » et sa plume est son arme la plus puissante. Doumbi Fakoly a embrassé la mission de contribuer à la conscientisation de la jeunesse africaine grâce à l’écriture. De temps à autre, il lui offre également quelques œuvres de fiction ; On a volé la coupe d’Afrique est l’une d’entre elles.

Samba est un jeune prodige du ballon rond, il a d’ailleurs remporté un concours de jeunes footballeurs lui permettant de participer à la grande fête précédant la finale de la coupe d’Afrique, la grande compétition ayant lieu dans son pays cette année là. Malheureusement un regrettable accident survient quelques jours avant la grande fête; le rêve de Samba s’effondre et le jeune garçon plonge dans un désespoir qui le laisse prostré. De l’avis unanime de tous les soignants traditionnels et modernes, Samba « retrouvera ses esprits et l’usage de la parole s’il peut voir, toucher et garder la coupe pendant toute une journée ». Les camarades et coéquipiers de Samba décident de venir en aide à leur ami et se lancent dans une aventure palpitante et amusante dont le récit ravira petits et grands.

La plupart des petits garçons rêve de devenir un grand footballeur professionnel. Pour certains, leur passion pour le ballon rond restera très longtemps chevillée à leur corps et à leur cœur, et ce même quand ils seront devenus des adultes bedonnants commentateurs professionnels rivés devant leur poste de télévision. L’engouement pour ce sport est encore plus fort chez les jeunes footballeurs africains pour qui la réussite dans le football constitue en plus une voie express pour sortir de la misère en allant vers l’eldorado des clubs étrangers pourvoyeurs d’argent et de notoriété internationale.

Parce qu’il parle de leur sport favori, vous n’aurez aucun mal à susciter l’intérêt des jeunes lecteurs, à partir de 9 ans à qui s’adresse ce récit.  Ils n’auront aucun mal à s’identifier aux héros de cette histoire liés les uns aux autres par une belle amitié.

Bonne lecture!

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Editions L’Harmattan, 2003

Très très fort

Très très fort de Trish Cooke et Helen Oxenbury

Trish Cooke est une artiste afro-anglaise aux multiples facettes. Actrice de théâtre et animatrice télé, elle écrit pour la radio, pour la télévision et pour le théâtre; elle est également l’auteur de nombreux ouvrages pour la jeunesse.

So much grâce à son « sing song repetitive text », comprenez un texte construit comme le refrain d’une chanson, a connu un grand succès lors de sa sortie au Royaume Unis en 1994. Il a fait l’objet d’une traduction en français pour notre plus grand plaisir. Très très fort est un album pour les tout-petits que vous allez adorer faire découvrir à vos enfants.

Petit Homme est le héros de cette histoire ; lui et sa maman reçoivent la visite de Tante Bea. Après elle, d’autres membres de la famille débarquent à la maison : il s’agit de Oncle Tony, de Mamie, de Grand-Ma, de Cousin Dan et de Cousin Pat. Très vite, il règne une folle ambiance à la maison et Petit Homme est l’objet de toutes les attentions. Je vous laisse découvrir ce qui a fait se réunir toute cette joyeuse famille. Le soir venu, juste avant de s’endormir Petit Homme réalise que « tout le monde l’aime très très fort ».

Les illustrations d’Helen Oxenbury sont parfaitement réalisées et parviennent formidablement bien à nous plonger dans cette belle ambiance. Trish Cooke nous livre une histoire pleine de douceur et de rebondissements.

En attendant que d’autres titres de cette talentueuse auteure soient traduits en français, nous pouvons lire et relire celui-ci à volonté !

Couv Très fort

Editions Flammarion- Père Castor, 2005