Enfances

Enfances de Alain Mabanckou, Ananda Devi, Florent Couao-Zotti, Eliane Kodjo, Raharimanana, Kangni Alem, Khadi Hane, Michel Cadence, Sami Tchak

Lorsque j’étais enfant j’adorais écouter mes parents raconter leurs souvenirs d’enfance au pays. L’Afrique m’était décrite comme un paradis pour les enfants qui grandissaient là-bas libres et vivant toutes sortes d’aventures naturelles et surnaturelles. Mes premiers séjours en Afrique avaient comme principal intérêt de me faire voir de mes propres yeux les lieux de ces récits qui m’avaient tant ravie des années plus tôt.

La lecture d’Enfances, cet ouvrage dans lequel « neufs écrivains racontent ou réinventent un souvenir d’enfance » ravira aussi bien les jeunes lecteurs que leurs parents. L’évocation de l’enfance, cette période si particulière dans la vie des hommes fait souvent remonter nos émotions à la surface. Tous les enfants du monde se ressemblent : ils sont de grands aventuriers avides de découvertes et en même temps de grands rêveurs.

Ces neufs récits sont fortement imprégnés de l’imaginaire africain, ils nous font découvrir les contes et les légendes qui émerveillent, ils nous font observer les coutumes et les interdits que les enfants transgressent parfois. Toutes les enfances sont empruntes de magie mais c’est encore plus vrai en Afrique où la nature est omniprésente et où les mythes et la réalité s’imbrinquent étroitement.

Chaque lecteur, petit ou grand, trouvera dans ce recueil une histoire dont il se sentira plus ou moins proche, il y en a pour tous les goûts. Pour ma part, ma préférence va forcément au récit de Florent Couao-Zotti l’enfant aux pieds rouges qui m’a transportée dans mon pays natal le Bénin. Je me suis revue accompagnant ma mère visiter une tante qui habitait Tori Bossito: sur la route nous nous étions régalées d’agouti braisé avec du piment écrasé : un pur délice et surtout nous étions recouvertes des pieds à la tête par la fameuse terre rouge.

Ces nouvelles nous font découvrir neufs écrivains et non des moindres ; leurs récits divers « nous montrent à quel point l’enfance nous poursuit jusqu’à la fin de nos jours ». A mon avis ces écrivains ont de si belles plumes justement parce qu’ils n’ont pas oublié les enfants qu’ils ont été !

Couv. Enfances

Editions Ndzé, 2006

1 pensée sur “Enfances”

  1. J’ai apprécié dans ce livre, le passage de baton dans la nouvelle de Khadi Hane, une plume que j’aime bien. Le rôle de la transmission de grands – parents à enfants est très important dans son histoire. Comme pour dire le besoin qu’on les enfants de garder en mémoire certaines valeurs importantes pour avancer…se construire.

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